la spirale

Un atelier de travail qui relie se déroule en suivant un processus en spirale, comprenant 4 étapes.

 

La spirale est comme la moëlle épinière de l'atelier. Elle est le fil conducteur qui nous guide en tant qu'animateurs, et qui permet aux participants de vivre un véritable processus, et non une série d'exercices enfilés les uns après les autres. Quand nous préparons et animons un atelier, nous sommes attentifs à ce flux dynamique et dirigeons les activités du groupe de manière à le susciter. Notre conscience et notre attention à cette spirale sont plus importantes que les méthodes particulières que nous employons.

 

1. En nous ancrant dans la gratitude, nous nous ouvrons à l’émerveillement devant l’intelligence du vivant. Nous faisons appel à nos mémoires et à nos sensations pour redécouvrir les cadeaux offerts chaque jour par la nature et la vie. Nous faisons acte révolutionnaire aussi face à une société de consommation qui se fonde sur la création de besoins à jamais insatisfaits et l’idée de croissance infinie.

"Depuis que j’ai redécouvert la gratitude, je trouve plus facile de l’appliquer dans la vie de tous les jours. Les « merci » que je disais sans trop y penser la plupart du temps sont maintenant beaucoup plus sincères et chargés d’intentions. Le fait de me rendre compte que tout est lié me permet de me sentir plus calme et plus tolérante par rapport aux activités et au déroulement des journées. Je me sens plus encline à aller à la rencontre de l’autre." - Elodie, part. août 2012.
 

2. En osant reconnaître notre peine, nos sentiments de colère, de tristesse, de peur ou d’impuissance pour le monde, nous exprimons notre sensibilité à des situations qui vont au-delà de notre sphère privée et ainsi notre appartenance à un système plus vaste, en relation avec la communauté des êtres vivants sur Terre. En parlant notre vérité, nous nous ouvrons aussi à la possibilité d’être « responsable », capable de répondre et de réagir aux menaces qui pèsent sur l’ensemble de la planète.

"Je ressens ma peine comme moins lourde car partagée. La nommer, la saluer et ne plus lutter contre elle ou tenter de la colmater m’apaise. Cela m’a permis aussi de comprendre les parts de peine que je portais pour d’autres au-delà de moi et ainsi de rendre plus cohérents les combats et les actions que je mène pour moi et pour eux." - Agnès, part. oct. 2012

« En écoutant la peine pour la terre à travers l'expression des autres et en l'ayant vécue à travers leurs émotions, elle est devenue très réelle. Je ne sais pas si j'arrive déjà à lui donner une place à part entière dans mon existence - et à ne plus m'y dérober - mais pour l'instant je peux l'accueillir et il me semble même logique que la tristesse et la souffrance pour cette Terre alourdie viennent compléter et enrichir notre réalité tous les jours. Ce n'est pas forcément quelque chose de négatif, c'est ce que c'est. ». Klaudia - participante en 2011

3. Cette appartenance mutuelle nous fait naturellement ouvrir sur le monde , dans lequel les êtres ne sont plus séparés mais en interconnexion radicale.

"Ce qui a changé dans mon regard, c'est une perception plus aigüe et plus sensible de cette interdépendance qui nous relie tous. Je regarde aussi la vie, aujourd'hui, en gardant à l'esprit la manière dont le vivant collabore et coopère avec le vivant lui-même, et non que le Vivant se ronge lui-même dans une course compétitive garantissant la survie du plus fort. C'est cette coopération, cette envie de s'unir au lieu de se détruire, qui s'éclaircit en moi. Dans sa sagesse éternelle, le Vivant nous enseigne donc l'importance de cette coopération pour notre évolution individuelle et collective." - Clément - part. février 2013

"Marcher pieds nus, ressentir la douceur de la terre, de la mousse, de l’herbe et la dureté de la pierre, du béton, du macadam … Ressentir la douceur du vivant." - Hélène - août 2012

4. Et cette perception nouvelle nous permet d’aller de l’avant, dans nos projets et nos engagements, dans notre participation au changement de cap, vers une société qui soutienne la vie. C’est le moment d’identifier nos dons, nos talents, nos ressources, et aussi de trouver les appuis et le soutien nécessaire en tissant un réseau de personnes, acteurs engagés et éclairés.

"Le stage est à la charnière d’une ancienne vie et du début d’une nouvelle vie. Comme si après ce stage, j’entrais vraiment dans une autre période. J’ai arrêté de fumer et de boire depuis le stage. Les consultations chez moi augmentent très sensiblement depuis mon retour … je ne vois pas encore très clair. J’essaie de garder comme repères : la joie, l’authenticité, le sentiment d’être reliée, alignée … " - Caroline, part. août 2012

"La première réunion que j’ai eue pour développer le projet sur les « incroyables comestibles » a été  très positive. A la base, le but est de créer des liens, une solidarité, d’impliquer les précarisés, les écoles , … … Le travail qui relie, m’a fait pousser des ailes. J’ai de la confiance en ce que je peux apporter et de l’énergie intérieure pour avancer et porter ce message à travers ce projet de commune" - Catherine, part. fév. 2013

"Tout l’enjeu sera pour moi de me donner suffisamment d’espace dans mon quotidien pour pouvoir d’abord entendre mes limites pour ensuite pouvoir les poser vis-à-vis du monde extérieur. En résumé, être à l’écoute de ce que je vis à l’intérieur de moi, apprendre à identifier et à nommer. Je pense que pour cela la spirale pourra beaucoup m’aider." - Garance, participante - août 2013